En 2023, l'empreinte carbone du secteur de l’action sociale s’élève à 7,6 MtCO2e, soit 73 gCO2e par euro produit. Si son intensité carbone reste inférieure à la moyenne de l’économie, le secteur est confronté à un défi majeur : accompagner la hausse des besoins sociaux tout en engageant une réduction plus rapide de ses émissions.
Les émissions associées à la production du secteur proviennent en majorité des consommations intermédiaires, qui concentrent 62 % de l’empreinte totale, en lien notamment avec les achats de biens, l’hébergement-restauration, le transport et les services spécialisés. Dans ce contexte, la décarbonation du secteur repose autant sur la maîtrise de ses émissions directes, attendue à la hausse sur les prochaines années, que sur l’évolution de ses consommations.
À l’horizon 2030, l'intensité cible est estimée à 43 gCO2e par euro de production ; or selon la prolongation des tendances observées, celle-ci atteindrait 60 gCO2e par euro. L’atteinte de cet objectif suppose donc une accélération de la réduction des émissions directes et indirectes.