En 2023, l'empreinte carbone de la production du secteur s'élevait à 12,5 MtCO2e, soit 75 gCO2e par euro produit. Ce niveau, nettement inférieur à la moyenne de l'économie, confirme la faible intensité carbone des activités informatiques, mais une empreinte totale significative portée par le volume de production.
Le secteur se distingue par une empreinte très majoritairement indirecte : 80 % des émissions proviennent des consommations intermédiaires. Les principaux postes contributeurs sont les activités d'information et de télécommunication, l'industrie manufacturière, les activités spécialisées et les services de soutien. Les émissions directes restent limitées, à 422 ktCO2e, soit une part marginale de l'empreinte du secteur.
Entre 2010 et 2023, l'intensité carbone de la production a reculé de 50 %, passant de 151 à 75 gCO2e par euro. Cette dynamique traduit une amélioration structurelle de la performance carbone du secteur, principalement liée à la baisse de l'empreinte des consommations intermédiaires. Elle ne se traduit toutefois pas encore par une baisse des émissions en valeur absolue, qui progressent de 13 % sur la période, dans un contexte de forte croissance de l'activité.
À l'horizon 2030, l'intensité cible est estimée à 45 gCO2e par euro de production. Selon la prolongation des tendances observées, le secteur atteindrait 48 gCO2e par euro, soit un niveau proche mais encore légèrement supérieur à cette trajectoire. L'atteinte de l'objectif supposera donc de poursuivre la réduction de l'empreinte indirecte, tout en veillant à ce que les gains de performance ne soient pas contrebalancés par l'effet volume lié à la croissance des activités informatiques.