En 2023, l’empreinte carbone de la production du secteur s’élevait à 25,7 MtCO2e, soit 720 gCO2e par euro produit. Ce niveau, nettement supérieur à la moyenne de l’industrie, traduit le caractère structurellement émetteur de la métallurgie, dont plus de la moitié de l’empreinte provient des émissions directes.
Le secteur se distingue également par une forte dépendance aux consommations intermédiaires, qui représentent 72,4 % de sa production. Les approvisionnements industriels, extractifs et énergétiques jouent ainsi un rôle central dans son empreinte, avec une part importante d’intrants importés, notamment pour les industries extractives.
Entre 2010 et 2023, l’intensité carbone de la production a reculé de 48 %, tandis que les émissions ont diminué de 38 % en valeur absolue. Cette dynamique traduit une décarbonation structurelle déjà engagée, principalement portée par l’amélioration de la performance des opérations directes.
À l’horizon 2030, l’intensité cible est estimée à 524 gCO2e par euro de production. Selon la prolongation des tendances observées, le secteur atteindrait 478 gCO2e par euro, soit un niveau compatible avec cette trajectoire. La poursuite de cette dynamique supposera toutefois de maintenir la baisse des émissions directes, tout en maîtrisant les émissions indirectes associées aux consommations intermédiaires, attendues en hausse selon les projections tendancielles.