Les émissions annuelles de gaz à effet de serre (GES) de la France devraient diminuer de 1,7% en 2025 (après -1,8% entre 2023 et 2024), selon nos prévisions consolidées. Les dernières données disponibles pour décembre 2025 indiquent un reflux plus marqué que prévu par rapport à décembre 2024 (33,1 Mt CO2e, soit -1,6 %), bien que cette baisse reste fondamentalement insuffisante.
De manière plus générale, hors variations conjoncturelles, la décarbonation du pays ne pourra de moins en moins s'appuyer sur celle des secteurs énergétique et industriel : depuis 1990, ces secteurs ont déjà réduit leurs émissions de plus de moitié, et les marges de manœuvre se réduisent mécaniquement. La transition nécessitera une réinterrogation urgente et profonde des postes émissifs dont la contribution carbone peine à décroître.
En tête, les transports (particuliers et professionnels) émettent aujourd'hui autant qu'en 1990. La plus grande efficacité environnementale des véhicules est contrebalancée par l'élargissement du parc automobile et l'augmentation du poids moyen des véhicules (voir « Quels freins à la baisse des émissions de gaz à effet de serre du parc automobile ? », SDES 07/2023).